Mondial-2026: le Cap-Vert face à la montagne argentine, la chaleur s'abat sur les stades
Après la démonstration espagnole contre l'Autriche et le choc Portugal-Croatie qui a vu les coéquipiers de Cristano Ronaldo s'imposer à l'arraché, le Petit Poucet cap-verdien défie vendredi à Miami l'Argentine championne du monde en titre en 16e de finale du Mondial.
En Floride, comme pour de nombreux autres matches, la vague de chaleur humide qui frappe l'est des Etats-Unis pourrait mettre à rude épreuve les organismes.
. A Messi de jouer
Une galaxie sépare l'Argentine, championne du monde en titre, du Cap-Vert, cendrillon de la phase à élimination directe, opposés à Miami.
Le sélectionneur du Cap-Vert, Pedro "Bubista" Leitão, a assuré jeudi que son équipe aborderait le match "sans rien à craindre", elle qui est invaincue.
"C'est une équipe qui n'a pas perdu", a déclaré le sélectionneur de l'Argentine Lionel Scaloni à propos des Requins bleus, qui ont fait match nul lors de leurs trois rencontres de groupe face à l'Espagne (0-0), l'Uruguay (2-2) et l'Arabie saoudite (0-0).
Le Cap-Vert aura cependant fort à faire face à un certain Leo Messi, certainement déterminé à répondre à Kylian Mbappé, qui s'est permis de le rejoindre mardi en tête du classement des meilleurs buteurs, avec six réalisations.
. La chaleur, un autre adversaire
En Floride comme sur toute la moitié est des Etat-Unis, les joueurs feront face vendredi et ce week-end à un autre adversaire: la "vague de chaleur dangereuse et record", aggravée par l'humidité et qui frappe le pays, ont alerté les services météorologiques américains (NWS).
Le 8e de finale de la France, samedi contre le Paraguay, pourrait être affecté: des températures entre 35 et 40°C sont attendues à Philadelphie, où le match se déroulera à 17H00 locales (21H00 GMT).
A Arlington, dans la banlieue de Dallas, l'Egypte et l'Australie, qui se font face vendredi en 16e de finale, bénéficieront d'un des quelques stades équipés d'un toit et de climatisation.
Les Pharaons sont dans l'incertitude sur l'état physique de leur attaquant vedette Mohamed Salah, incertain pour cette rencontre entre deux équipes qui n'ont jamais remporté un match à élimination directe en Coupe du monde.
A Kansas City, le tout dernier 16e de finale oppose vendredi la Colombie, séduisante et invaincue après trois matches, au Ghana, dirigé par l'ex-sélectionneur des Cafeteros Carlos Queiroz. Le vainqueur affrontera en 8e la Suisse, tranquille vainqueur de l'Algérie (2-0).
. Le Portugal sur le fil
Il a fallu attendre quasiment quinze minutes au-delà du temps réglementaire à Toronto jeudi pour voir Cristiano Ronaldo, passé par toutes les émotions possibles, enfin exulter avec soulagement au coup de sifflet final du 16e contre la Croatie (2-1 pour le Portugal).
A 41 ans et 147 jours, "CR7" prolonge son aventure en Coupe du monde; au contraire de son ami Luka Modric, 40 ans, avec lequel ils firent les beaux jours du Real Madrid.
Son penalty égalisateur (68e) - 146e but en 232 sélections, le premier dans un match à élimination directe en Coupe du monde - a été déterminant, avant que Gonçalo Ramos, encore décisif en sortie de banc, ne marque de la tête le but vainqueur (90e+4).
Les Croates, qui avaient ouvert le score grâce à un autre vieux briscard, Ivan Perisic (53e), ont vu une égalisation tardive refusée par la VAR (90e+13), et ce sont donc les Portugais qui feront face à un gros poisson en 8e.
. L'Espagne monte en puissance
Ce gros poisson est rouge et il n'a fait qu'une bouchée des Autrichiens (3-0), à la grande joie du couple de cinéma Javier Bardem/Penelope Cruz et de la star de la pop Rosalia, aperçus en loge VIP du SoFi Stadium.
Au passage, la Roja a brisé le sort, elle qui n'avait plus remporté le moindre match à élimination directe en Coupe du monde depuis son sacre en 2010 (éliminée au premier tour en 2014, en huitièmes de finale en 2018 et 2022).
Mikel Oyarzabal auteur d'un doublé, à la conclusion de beaux mouvements (36e, 89e), et Pedro Porro de la tête après un centre millimétré d'Alex Baena (66e) ont offert la victoire aux champions d'Europe en titre.
Avec le prodige Lamine Yamal, bientôt 19 ans, qui retrouve peu à peu ses marques, l'Espagne monte en puissance, et a étouffé les Autrichiens.
V.Lambert--PS