Inflation: le reflux des prix de l'énergie "facilite la tâche" de la BCE, selon le gouverneur
Le ralentissement de l'inflation en zone euro grâce au reflux des prix de l'énergie "facilite un peu la tâche" de la Banque centrale européenne (BCE), gardienne de la stabilité des prix, a estimé vendredi le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin.
En raison du regain d'inflation dans la zone euro provoqué par le conflit au Moyen-Orient, la BCE a relevé en juin d'un quart de point, à 2,25%, son taux de dépôt, son principal taux directeur, après l'avoir maintenu inchangé depuis juillet 2025.
"L'essentiel" pour la Banque de France est que la hausse des prix de l'énergie "ne se répercute pas sur l'ensemble des prix en Europe. Mais nous avons eu de bonnes nouvelles sur le pétrole et la baisse du prix du Brent. Cela nous facilite donc peut-être un peu la tâche", a déclaré Emmanuel Moulin sur Bloomberg TV.
La signature d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis le 17 juin a fait reculer les prix de l'énergie.
La prochaine réunion de l'institution monétaire basée à Francfort est prévue le 23 juillet.
Aucune indication n'a été donnée sur la suite du cycle monétaire, mais le gouverneur a rappelé qu'en augmentant ses taux en juin, la BCE n'avait pas annoncé de "nouveau cycle haussier".
"Nous prendrons une décision le moment venu. Mais, à ce stade, nous estimons être dans une bonne position", a-t-il souligné. "Le fait que le prix du pétrole baisse atténuera l'inflation dans les services".
Le 25 juin, le gouverneur de la Banque de France avait dit envisager dans ce contexte la possibilité d'un "scénario positif" pour la croissance française, alors que l'institution avait considérablement abaissé à 0,5% sa prévision annuelle à la mi-juin.
J.Seguin--PS