JO-2026: Miradoli et les descendeuses bleues en quête de magie olympique
Avec pour meilleur résultat cette saison une 6e place, celle de Romane Miradoli à Saint-Moritz en décembre, les trois descendeuses françaises espèrent profiter de la "magie olympique", dimanche aux JO-2026 à Cortina, celle d'une course d'un jour où "tout est possible".
Avec un seul podium cet hiver (Miradoli en super-G à St-Moritz) contre huit pour leurs homologues masculins, les Bleues ne partent pas avec les faveurs des pronostics, dans les épreuves techniques et à un degré moindre dans celles de vitesse, au moment d'envisager une médaille tricolore.
Mais la légende olympique du ski alpin se nourrit d'exploits et Romane Miradoli, Laura Gauché et Camille Cerutti veulent croire en leurs chances sur une piste, la "Olimpia delle Tofane", à Cortina, qu'elles connaissent bien.
"Il faut faire son ski, et profiter de ce magnifique endroit qu'on connaît si bien, et que j'aime tant (...) J'ai vécu plein d'émotions ici, le fait que j'ai fait un podium (en super-G en 2024, NDLR), c'est un souvenir génial", explique Miradoli, la seule du trio à compter une victoire en Coupe du monde (en super-G, à Lenzerheide en 2022).
"Il y a eu tellement de scénarios, je pense qu'on a vu de tout, des favoris qui ont pris la médaille, des non favoris qui ont pris la médaille... Tous ces exemples montrent bien que c'est la course d'un jour et que tout est possible", renchérit la skieuse de 31 ans.
- "La volonté de faire mieux -
Pour bien marquer son soutien aux féminines, le directeur du ski alpin à la Fédération française (FFS), David Chastan a d'ailleurs passé l'avant-Jeux à Cortina d'Ampezzo.
"Les filles, elles sont là. On est là pour faire des médailles, pas juste pour participer", a-t-il souligné.
Si le super-G semble présenter les chances les plus solides, le trio tricolore estime que la descente sur la Tofane, technique, peut aussi convenir à leurs qualités.
"On part avec une équipe qui a vraiment des qualités techniques comparées aux autres nations. Donc c'est une piste qui nous convient bien", résume ainsi Camille Cerutti, 27 ans, qui a une revanche personnelle à prendre après sa grave chute il y a quatre ans à Pékin.
"Je ne veux pas être la Française qui s'est blessée aux Jeux, je veux être la Française qui a fait des Jeux olympiques et qui les fait bien", prévient-elle.
L'expérience pourrait aussi être un atout, relève Lauré Gauché, qui a "déjà fait 20 départs à Cortina", et qui a réalisé le 7e temps du premier entraînement officiel vendredi.
"On connaît la piste, on sait où on met les pieds", juge la trentenaire, 22e de la descente à Pyeongchang en 2018 et 10e à Pékin en 2022. Et pour qui il y a "toujours la volonté de faire mieux".
P.Roux--PS