Canicule : Séoul en alerte extrême, la Corée du Nord diffuse des images de baignade
La capitale sud-coréenne Séoul a été placée en "alerte extrême pour fortes chaleurs", une première depuis la création de ce nouveau palier pour inciter la population à rester confinée mardi au frais.
Des records de chaleur ont été établis ces derniers jours en Corée du Sud, le mercure atteignant jusqu'à 42,5°C à Yangsan dans le sud-est, du jamais vu depuis le début des mesures en 1904. Environ 300 personnes ont été hospitalisés, d’après les autorités de santé.
La vague de chaleur étouffante se poursuit lundi, sans battre les records historiques du week-end, mais pour la première fois, l'agence météorologique nationale KMA a émis une "alerte extrême pour fortes chaleurs" pour Séoul, estimant que plusieurs quartiers de la ville de neuf millions d'habitants devaient se préparer à une montée du mercure.
L'agence a indiqué que lundi était le deuxième jour consécutif pendant lequel la température apparente ou ressentie avait atteint 35°C dans certains quartiers. Elle prévoit des températures pouvant atteindre 38°C à partir de 11h00 locales (2H00 GMT) mardi.
Lundi, les piétons se rendant au travail dans la capitale ont slalomé à travers les rares zones d'ombre, évitant le soleil même aux premières heures de la matinée, plus fraîches.
En Corée du Nord, touchée également par la vague de chaleur, les habitants profitent de la mer. Des centaines de personnes se sont rendues en masse dans la zone touristique côtière de Wonsan Kalma ce week-end, selon des images diffusées par les médias d'État de Pyongyang.
Cette "alerte extrême pour fortes chaleurs" a été introduite en Corée du Sud cette année, imitant des classifications similaires mises en place dans d'autres pays.
Des villes japonaises ont expérimenté cet été des "jours cruellement chauds", un nouveau terme météorologique que Tokyo utilise pour désigner les jours de fortes chaleurs dépassant les 40°C.
Les événements météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur deviennent plus fréquents et intenses et sont la conséquence du changement climatique, alertent les scientifiques.
B.Mercier--PS