Mondial-2026/Groupe C: le Brésil en plein doute, le Maroc pour faire oublier les polémiques
En proie au doute après une campagne qualificative poussive, le Brésil aborde le Mondial-2026 sur la pointe des pieds mais devrait connaître une entame confortable dans un groupe C où seul le Maroc pourrait lui contester la première place.
Candidate naturelle au titre suprême à chaque édition, la prestigieuse sélection auriverde va débarquer à la Coupe du monde sans beaucoup de certitudes. Depuis sa sortie en quarts de finale en 2022 au Qatar face à la Croatie (1-1 a.p., 4 t.a.b à 2), elle a singulièrement perdu de son lustre et la perspective d'un sixième titre mondial semble assez lointaine.
En quatre ans, et après le départ de Tite à l'issue du tournoi, la seleçao a ainsi vu se succéder trois techniciens à sa tête (Fernando Diniz, Dorival, Carlo Ancelotti) sans pouvoir véritablement soigner ses maux.
Eliminé en quarts de finale de la Copa America en 2024, 5e seulement des qualifications de la zone Amsud, l'équipe aux cinq étoiles souffre d'un manque criant d'individualités sortant du lot. Un comble pour un pays qui a toujours voué un culte à la créativité et à l'art du dribble.
Aussi, le Brésil a-t-il accueilli avec soulagement la convocation de l'artiste Neymar, dernier représentant d'une espèce en voie de disparition.
Victime de nombreuses blessures, l'attaquant de Santos est cependant loin d'être assuré d'une place dans le onze de départ, mais Ancelotti a cédé à la pression populaire en l'incorporant dans sa liste. Même diminué physiquement à 34 ans, Neymar est l'un des rares joueurs brésiliens actuels à pouvoir sortir un geste venu d'ailleurs, avec les deux attaquants titulaires Vinicius et Raphinha, et c'est sans doute ce qui a fini par convaincre Ancelotti.
L'entraîneur italien, qui a tout gagné en clubs, va connaître son premier Mondial en tant que sélectionneur et sa tâche semble ardue, même si son avenir n'est pas en danger puisque la Fédération a prolongé son contrat le 14 mai jusqu'en 2030.
Dans ce groupe C, le Maroc, première nation africaine à atteindre les demi-finales d'une Coupe du monde en 2022, devrait constituer la principale menace pour le Brésil.
Après le séisme provoqué par la décision de la Confédération africaine de donner la victoire en finale de la CAN-2025 aux Marocains, contestée par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport, les Lions de l'Atlas auront l'ambition de faire oublier les polémiques sur le terrain avec un nouveau sélectionneur, Mohamed Ouahbi, l'entraîneur des champions du monde U20 en 2025, qui a remplacé Walid Regragui.
Pour l'Ecosse, qui retrouve le Mondial pour la première fois depuis 1998, une troisième place et un billet pour les 16es de finale seraient déjà une réussite.
Haïti, pays ravagé par les calamités naturelles, la pauvreté, les gangs et le chaos politique, a de son côté assuré l'essentiel avec ce ticket pour la Coupe du monde, cinquante-deux ans après son unique apparition en 1974.
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Q.Vincent--PS