Un PSG légendaire de retour à Paris pour fêter sa deuxième Ligue des champions
Après une nouvelle soirée de folie et au bout d'un match totalement verrouillé par Arsenal (1-1 a.p., tab 4-3), les héros du Paris Saint-Germain, portés par une immense force mentale, vont être célébrés dimanche comme des rois après leur deuxième sacre d'affilée en Ligue des champions.
La nuit a déjà été festive, mais aussi émaillée de débordements et de tensions avec les forces de l'ordre, qui ont donné lieu à l'interpellation de 416 personnes, dont 283 en région parisienne. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a évoqué sept policiers blessés lors de débordements dans une quinzaine de villes, dont des pillages à Rennes, Strasbourg, Clermont-Ferrand et Grenoble.
Place à des célébrations plus cadrées dimanche. Les Parisiens, rentrés dans la légende du football européen, vont décoller en fin de matinée de Budapest pour rejoindre l'aéroport Charles de Gaulle où ils atterriront vers 15H00. Ils se rendront vers 16H00 pour une liesse qui s'annonce immense au Champs de Mars, où plus de 80.000 personnes sont attendues, avant d'être reçus par Emmanuel Macron à l'Elysée vers 18H00.
Puis, à partir de 19h30, ils seront célébrés par les supporters au Parc des princes dans une soirée promise à l'extase.
Les Gunners rentrent aussi à Londres avec également une cérémonie prévue pour fêter leur titre en Premier League, avec - on l'imagine - un goût plutôt amer.
- Rideau de fer -
Samedi soir, rien n'a ressemblé à la finale de 2025 contre l'Inter Milan à Munich (5-0), où le PSG avait composé une symphonie offensive.
A Budapest contre Arsenal, le PSG a été poussé dans ses retranchements: rapidement mené, il a d'abord buté contre un rideau de fer en défense, avant de réussir à la transpercer grâce au duo "Kvara" et Dembélé sur pénalty.
Ensuite, comme lors de leurs trois autres finales cette saison, Supercoupe d'Europe, Coupe intercontinentale et Trophée des champions, les Parisiens ont soulevé le trophée à l'issue d'une séance de tirs au but victorieuse.
"Invincibles", a titré l'Equipe, "le mythe succède au triomphe", a écrit le Parisien.
Doté d'une immense force mentale et porté par Luis Enrique, définitivement entré dans la caste des plus grands entraîneurs avec trois Ligue des champions gagnées (dont l'une avec Barcelone en 2015), Paris entend faire naître une dynastie.
- "Dynastique" -
Et le PSG côtoie désormais les plus grands équipes de l'histoire, comme le Real Madrid et ses trois Ligue des champions successives (2016, 2017, 2018) ou l'Ajax Amsterdam si l'on remonte plus loin. Il rentre dans le cercle fermé des clubs aux deux Ligue des champions (13) et encore plus resserré des équipes qui ont réussi le "back-to-back" (9).
"Pour le Paris Saint-Germain, c'était l'occasion de montrer clairement que cette équipe est dynastique", abonde le Guardian britannique.
"Il n'y a pas beaucoup d'équipes qui ont réussi le back-to-back, donc on est très fier de nous. On a déjà marqué l'histoire", glissait Nuno Mendes.
Après la remise du trophée, dans un vestiaire devenu boîte de nuit le temps d'une heure, les joueurs ont chanté, dansé, crié, avant de rejoindre le bus, où ils ont continué à festoyer.
Dans les couloirs du stade, Joao Neves, Marquinhos et Nuno Mendes avaient du mal à se faire entendre devant la presse, gênés par les klaxons et pressés par leurs coéquipiers, désireux de rejoindre leur hôtel et leur famille pour un grand dîner collectif. Ce repas s'est prolongé sur une bonne partie de la nuit.
"C'est une saveur différente, je vais être sincère, la première elle était très émouvante, très spéciale car on a souffert pendant des années. Là, ça a été dur jusqu'à la fin. Ça restera dans la légende, dans l'histoire. On pourra se le dire dans quelques années", a confié le capitaine Marquinhos.
Jusqu'où ira ce PSG ? La question vient naturellement à l'esprit tant cette équipe semble insubmersible, réussissant samedi à se sortir d'un scénario imprévu et d'un match totalement cadenassé, après avoir éliminé Chelsea, Liverpool et le Bayern Munich pendant une campagne européenne percutée par les blessures. Même la sortie des cadres en prolongations (Marquinhos, Dembélé, Vitinha, Kvara), n'a pas empêché ce doux rêve de se poursuivre.
I.Moreau--PS