Les Bourses mondiales naviguent à vue, entre reprise de la tech et Moyen-Orient
Les marchés boursiers mondiaux ont terminé en ordre dispersé lundi, pris entre un regain d'intérêt pour les valeurs de l'intelligence artificielle (IA) après les ventes massives de la semaine dernière, et le flou géopolitique persistant au Moyen-Orient.
A Wall Street, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a progressé de 0,86% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,30%. Le Dow Jones s'est lui replié de 0,16%.
"Il semblait logique d'assister aujourd'hui à quelques achats à bon compte après la clôture très mauvaise de vendredi", commente auprès de l'AFP Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.
Les valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA), particulièrement sanctionnées en fin de semaine dernière, ont ainsi été les plus recherchées lundi à Wall Street.
Le géant des puces Nvidia, première capitalisation boursière mondiale, a repris 1,73% à 208,64 dollars, après avoir chuté de plus de 6% vendredi. Sa valorisation est repassée au-dessus du seuil symbolique de 5.000 milliards de dollars.
D'autres grands noms du secteur ont aussi gagné du terrain, à l'instar d'Intel (+11,19%), AMD (+5,14%), Micron (+9,87%) ou Qualcomm (+0,85%).
"La croissance des bénéfices demeure exceptionnellement forte, en particulier parmi les grandes entreprises technologiques, et la thématique de l'intelligence artificielle continue de soutenir les anticipations de rentabilité à long terme", rappelle Daniela Hathorn, analyste à Capital.com.
L'Europe, moins exposée au secteur technologique, a terminé sur une note plus prudente. La Bourse de Paris a perdu 0,23% et Francfort 0,58%. Londres est restée stable (+0,05%) quand Milan s'est octroyée 0,63%, soutenue par des valeurs bancaires.
Les valeurs liées à l'IA, qui avaient elles aussi nettement reculé vendredi, se sont reprises lundi. Infineon a terminé en hausse de 2,03% à Francfort et STMicroelectronics a gagné 4,01% à Paris.
- Le pétrole modère sa hausse -
Après avoir bondi tôt lundi, les cours du brut ont ralenti leur hausse suite à l'annonce d'un arrêt des hostilités entre l'Iran et Israël.
En début de séance, le Brent avait pris jusqu'à 5,36%, poussé par la reprise des attaques directes entre les deux pays au cours du week-end, pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a finalement avancé de 1,25% à 94,25 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, a gagné 0,84% à 91,30 dollars.
Le président américain Donald Trump, qui n'a pas caché ces derniers jours ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a par ailleurs tapé du poing sur la table.
"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a-t-il écrit sur réseau Truth Social.
"Le marché reste convaincu que le président n'a pas vraiment envie de poursuivre cette guerre", explique à l'AFP John Kilduff, d'Again Capital.
"Mais il y a manifestement encore des opérations annexes qui se poursuivent (...) c'est un va-et-vient constant", poursuit l'analyste.
- Offre de rachat pour Monte dei Paschi -
La numéro un des banques italiennes, Intesa Sanpaolo, a lancé lundi une offre de rachat pour 31 milliards d'euros sur Monte dei Paschi (MPS), nouvel épisode dans la consolidation du secteur bancaire de la péninsule.
En cas de succès, cette opération donnerait naissance au deuxième groupe bancaire de la zone euro en matière de capitalisation boursière, avec un réseau de quelque 3.000 agences, selon Intesa.
MPS a terminé sur un bond de 12,96% et Intesa Sanpaolo a cédé 1,37% à Milan.
G.Perrin--PS